La musique française en Allemagne

Les Allemands ont toujours eu un faible pour la musique française. Déjà quand j’étais petite les chanteurs français passaient à la télé : Mireille Mathieu, France Gall, Joe Dassin, Gilbert Becaud, Desireless, Serge Gainsbourg, Vanessa Paradis… certainement j’en oublie encore. Les chansons étaient souvent très bien placées dans les hit-parades allemands. Quelques-unes étaient même numéro 1 comme « Voyage, Voyage»  de Desireless qui était au « top ten»  pendant 6 semaines, ou « Ella elle l’a»  de France Gall n°1 pendant presque 4 semaines.

Beaucoup des chanteurs et chanteuses chantaient aussi en allemand. Par exemple Mireille Mathieu, France Gall, Joe Dassin, Gilbert Becaud. Voici quelques exemples sur Youtube :

Mireille Mathieu est la seule chanteuse française qui est aujourd’hui encore toujours très présente en Allemagne et qui participe souvent aux émissions de musiques folkloriques. En 2010 elle donnera 22 concerts partout en Allemagne. Donc si vous ne la voyez plus beaucoup, c’est parce qu’elle est chez nous ;-) !

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Tarte flambée, Choucroute et Kougelhopf

L’autre jour une amie de passage à Strasbourg m’a demandée, si je ne connaissais pas une bonne pizzéria. En souriant je lui ai dit que « non» , par contre je connais de bon petits restaurants où on peut manger une tarte flambée, la spécialité régionale, aussi appelée le  flamkuch . Un resto que j’aime vraiment bien c’est « L’Appart à Tartes » à la Petite France, le cadre est très sympa et les tartes sont très bonnes. Si on est à plusieurs, le plus souvent on en commande une pour tous et surtout une après l’autre, afin de pouvoir gouter différentes recettes. On la mange souvent accompagnée d’une bière fraîche brassée dans la région : la Fischer (fait à Schiltig-heim), la Kronenbourg et la 1664 (à Cronenbourg) où la Meteor (à Hochfelden ).

Une autre spécialité culinaire est la choucroute. A Paris, je voyais souvent des panneaux à l’entrée des restaurants : « l’arrivée du beaujolais nouveau », un vin de primeur qui est mis en vente, dans le monde entier le troisième jeudi de novembre. A Strasbourg, on fête l’arrivée de la nouvelle choucroute.

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Il y a même une capitale de la choucroute : Krautergersheim. Kraut veut dire chou en allemand. Le dernier dimanche de septembre on y célèbre ce fameux chou lors de la fête de la choucroute. Malheureusement, je n’aime pas  le Sauerkraut, qui je trouve porte bien son nom en allemand, car pour moi elle est trop acide. Par contre, j’aime bien la viande avec laquelle elle est servie : le kassler, la palette ( porc fumée), la knack, le gendarme (saucisse fumée) et le waedele (jambonneau). La choucroute se mange même avec du poisson, la plupart du temps avec du saumon.

Pour parler des choses sucrées de l’Alsace, il faut bien sur citer le Kougelhopf.

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Une brioche décorée d’amandes qui se mange au petit-déjeuner. Mais il existe aussi une version salée du Kougelhopf garnie de lardons et de morceaux de noix, qui est servie pour l’apéritif. Une autre sucrerie bien connue sont les bredeles à Noël. Les mamans alsaciennes découvrent à cette période leurs sens du commerce en vendant leurs délicieux petits gâteaux secs qu’elles ont cuisinés sur des dizaines de plaques pendant des heures. Ce n’est bien sûr pas la seule chose à dire sur Noël, mais il est encore un peu tôt pour en parler d’avantage.

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Street art

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homme

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A la recherche d’une colocation

Trouver un logement à Strasbourg est bien plus facile qu’à Paris, et moins cher aussi. Mais la recherche d’une collocation est, elle aussi une vraie aventure. Après mes deux mois de remplacement, j’ai signé un contrat pour six mois. Je suis donc revenue à Strasbourg. La première semaine, j’ai pu resté chez une collègue, qui m’a gentiment laissé son appartement pendant ses vacances. Mais avant son retour il fallait que je trouve un chez-moi pour les mois à venir. J’avais donc exactement une semaine pour trouver un appartement. Ne voulant pas habiter seule, je me suis inscrite sur le site http://www.appartager.com pour trouver une collocation. Mes critères n’étaient pas trop compliqués. J’avais envie d’une petite collocation, de préférence avec une fille de mon âge et plutôt proche du centre, mais pas trop loin de mon travail non plus. Au total j’en ai visité cinq.

Le premier appartement était à la Robertsau. La fille était sympa, l’appartement et le quartier aussi, mais j’ai trouvé que c’était quand même un peu excentré.

Le deuxième jour, j’ai visité deux appartements en même temps. Le premier appartement était exactement entre mon travail et la ville, et en plus à seulement une rue de l’appartement où j’ai habité pendant l’été. Du coup, je connaissais déjà bien le quartier. La fille, une jeune étudiante, m’a tout de suite été sympathique. Le seul inconvénient que j’ai trouvé, c’était que l’immeuble était neuf et n’avait donc pas le charme des immeubles anciens qui sont quand même très nombreux à Strasbourg. J’ai donc mis une option pour cette collocation, mais je voulais encore voir autre chose.

Le soir même, j’avais un rendez-vous en ville dans un appartement avec une fille et un garçon. Tous les deux beaucoup plus jeunes que moi. L’appartement se voulait artistique, mais il ressemblait plutôt à quelque chose d’expérimentale. L’entretien aussi. J’avais vraiment l’impression de faire partie d’un casting avec caméra cachée. Avant de commencer les questions classiques : combien coûte le loyer ? Est-ce qu’il y a Internet ? Est ce que l’appartement est libre de suite ? Ils me citaient plein de groupes de musique pour savoir si je les connaissais. Honnêtement, je ne connaissais aucun de leur groupes favoris. A mon tour alors de leur citer mes groupes favoris, mes derniers albums achetés, les derniers concerts visités … ça leur semblaient très important pour la vie commune. Ce petit questionnement musical à déjà pris dix minutes sur l’entretien. Suite à ça ils ont commencés à citer leur chaînes de télé préférées, puis acteurs, artistes etc. Je me suis demandée où cela allait nous amener. Vers la fin nous avons enfin parlé de l’appartement. Il voulait connaître mon salaire pour savoir si je pouvais acheter de la peinture et si j’étais prête à investir d’avantage dans cet appartement.

L’entretien a duré environ 1 heure, avant que je parte, ils m’ont demandé si j’avais une dernière question, mais pour moi c’était tout vu. Mais la fille avait encore une : « Quel est ton signe astral ?»  Je n’ai même pas voulu savoir si j’avais une chance d’être prise.

Le lendemain, j’avais encore deux appartements à visiter : dans le premier appartement habitaient deux garçons. L’appartement était sympa les garçons aussi, mais il n’était finalement pas libre tout de suite.
Le dernier appartement qui me restait à visiter était une collocation avec deux autres personnes mais j’avais l’impression qu’ils étaient au moins dix. Il y avait un désordre pas possible. L’évier de la salle de bain était complètement bouché, dans la cuisine et dans le salon se trouvaient plein des boites à pizzas vides, des vieux mouchoirs utilisés et autres objets indéfinissables.

La chambre a loué faisait exactement 3m2. Elle n’avait aucune porte et se fermait uniquement avec un rideau, fixé sur un espèce de manche à balai.
Une porte ne leur semblaient pas utile car selon eux « ils vivaient tous dans le salon» . Pour couronner le tout, c’était la chambre la plus chère en comparaison avec toutes les autres que j’ai vu.

Après cette visite, j’ai appelé directement la fille que j’avais vu en deuxième, dont l’appartement n’avait pas le charme d’un ancien immeuble mais au moins je savais que j’allais me sentir bien et chez moi. Au total j’y ai habité pendant neuf mois. Et je me suis toujours dit que j’avais fait le bon choix.

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Découverte de Strasbourg

Après deux ans, j’ai envie de reprendre le blog. Beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Je n’habite plus à Paris mais à Strasbourg, la capitale de l’Alsace.

Je m’y plaît beaucoup. Je suis venue la première fois en juillet 2007 pour faire un remplacement pendant deux mois. Je me suis tout de suite sentie à l’aise et un peu chez moi. Par rapport à Paris le rythme est beaucoup plus calme, malgré tout Strasbourg reste une ville animée. Il y a des théâtres, des salles de spectacles, un opéra et beaucoup de cinémas. Et on peut tout faire à vélo. D’ailleurs, le deuxième jour après mon arrivée, je me suis achetée un vélo d’occasion pour 50 euros afin de pouvoir rouler pendant tout l’été. Je l’ai peut-être pressentie que j’allais m’installer dans cette ville, car je l’ai toujours.

Ce qui m’a séduit aussi, c’est la proximité avec l’Allemagne. J’ai attendu le week-end avec impatience pour aller faire un tour à Kehl, la ville frontalière à Strasbourg. Le jour venu je me suis équipée d’un grand sac à dos, car j’ai voulu faire mes courses chez Aldi en Allemagne. L’aller était très bien, la route n’était pas très agréable mais cela ne m’a pas dérangé, parce que j’étais vraiment heureuse.

A l’entrée de Kehl j’ai pris en photo le panneau de l’Allemagne car j’ai trouvé très rigolo que je puisse aller en 15 minutes d’un pays à l’autre.

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Une fois arrivé chez Aldi j’étais quand même très surprise : sur le parking et dans le magasin presque que des Français. Même les caissières ont déjà appris deux trois mots pour mieux se faire comprendre. Heureusement les produits sont restés allemands. J’ai fait le plein et le sac à dos était bien lourd. A cause de la climatisation à l’intérieur du magasin j’avais complètement oublié la chaleur à l’extérieur. Ce jour-là il faisait au moins 30° C car on était en plein canicule.
Je me suis trouvée alors sur mon vélo avec cet énorme sac en pédalant à la vitesse d’un escargot. Je me suis alors dit que j’allais faire le retour en train. Malheureusement le train était parti il y a dix minutes et le prochain était dans deux heures. Impossible d’attendre deux heures avec des produits frais.
Je suis donc rentrée à vélo. Une fois arrivée chez moi j’étais rouge comme une tomate, mais très heureuse quand même et j’ai pu mangé allemand pendant trois semaines.

En deux ans, je ne l’ai finalement fait que trois fois. La dernière fois c’était il y a quatre mois. Mais honnêtement, je n’ai pas retrouvé la même sensation que la première fois. J’ai même jeté deux trois produits car je ne les ai pas aimés. Je deviens peut-être de plus en plus française…

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A la recherche d’un travail…

Chercher du travail à Paris en tant qu’étranger est presque aussi difficile que trouver un appartement. Bien sûr, on peut toujours trouver des heures de baby-sitting ou donner des cours d’allemand. Mais si on veut travailler pour une entreprise, c’est souvent plus difficile.

Mon premier essai a été de travailler comme hôtesse pour un musée à Paris. Ayant déjà visité de nombreux musées de la capitale, ce travail ne me paraissait pas très compliqué. Aussi, je me suis dit que j’avais les capacités nécessaires. Je savais que mon français n’était pas encore parfait, mais il était assez bon pour comprendre et me faire comprendre. L’entretien était évidemment en français : La personne responsable du recrutement m’a confirmé que mon niveau était déjà très bon et même mieux que celui des autres étrangers qui s’étaient présentés pour le poste. Apparemment pas assez bon quand même puisque je n’ai pas été retenue, la responsable jugeant que mon rôle aurait été plus d’accompagner des Français que des étrangers. J’ai eu du mal à croire ce qu’elle m’a dit car Paris est la ville la plus touristique du monde et selon moi, ce sont surtout les étrangers qui visitent les musées. Je suis donc sortie un peu déçue de cet entretien et surtout sans travail. Quelques mois plus tard, j’ai postulé à nouveau pour un poste en tant qu’hôtesse, cette fois-ci dans le secteur de l’événementiel. C’était une agence d’hôtesses dans le 16ème arrondissement. Il fallait tout de suite se présenter en tailleur. Je me suis donc acheté un tailleur pour l’occasion et suis allée à l’entretien. Cette fois-ci plus confiante que la première fois car mon français avait nettement évolué. Il y avait beaucoup d’autres filles avec moi, que des Françaises. J’avais l’impression que cela s’était bien passé. Même si je n’avais pas d’expérience comme les autres, je me suis dis que le fait de parler trois langues allait m’aider. Le lendemain matin, j’ai rappelé l’agence. Je n’étais pas retenue. Je n’ai même pas voulu connaître la raison. Je suis retournée au magasin et j’ai rendu mon tailleur.

Après d’autres recherches, j’ai finalement trouvé du travail en tant que télé-enquêtrice.

Telephone

Cette fois-ci, ma langue maternelle a été bien utile puisqu’il s’agissait d’appeler les entreprises en Allemagne. J’ai fait deux enquêtes différentes : la première consistant à tester la satisfaction des vendeurs avec les produits d’une marque électronique et la seconde à interroger mes interlocuteurs sur leur satisfaction avec les livreurs de fer.
Les vendeurs au magasin avait rarement le temps de répondre pendant 20 minutes à un questionnaire et l’industrie du fer était justement en crise en Allemagne à ce moment-là. Aussi dès que je posais une question concernant le fer, soit on me raccrochait au nez, soit j’écoutais pendant quinze minutes leur mécontentement de la situation. Bien évidemment après, ils n’avaient plus envie de perdre du temps en répondant à mes questions. Parfois, je n’ai pas rempli un seul questionnaire pendant huit heures.
Heureusement, j’ai été payé à l’heure et non pas au questionnaire. Même si c’était dur comme travail, il était bien payé et à Paris c’est très important.
Un travail beaucoup plus amusant a été la retranscription d’un documentaire allemand sur un réalisateur bavarois de films érotiques dans les années 60. La retranscription servait pour le sous-titrage du film, sélectionné pour un festival au Centre Pompidou. Malheureusement, cela n’a duré qu’une semaine et il est assez rare de travailler pour des sociétés de sous-titrage.

Travailler en tant qu’étudiant étranger n’est donc pas facile si on cherche un travail dans le domaine de ses études. Mais le baby-sitting, les cours de langue, faire le service dans un restaurant ou encore les enquêtes par téléphone restent des possibilités pour arrondir ses fins de mois.
 

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Courriel de juillet à septembre

Bonjour,

J’ai reçu beaucoup de commentaires pendant l’été et je vous remercie pour tous vos encouragements !
En ce qui concerne le courriel du mois de septembre : cette fois-ci je vous fais découvrir mon échange très sympathique et enrichissant avec Clara, une française qui vit aujourd’hui en Belgique.
Vos commentaires :
 
« Je suis une habituée du blog que je trouve vraiment très sympa, bien écrit, instructif et plein d’humour. » Christine
 
« Je viens de lire ton blog intégralement, il est très bon, j’adore lire ce que les gens pensent des Français. » Thibaut
 
« Merci Andrea de nous avoir fait partager ta vie en France. C’est passionnant. Ca m’a un peu rappelé deux mois en Allemagne et un an en Angleterre, quand j’avais 20 ans, il y a 40 ans déjà ! Mais nous n’avions pas de blogs. J’espère que tu continueras ! » Elisabeth
 
« J’ai bien aimé certains de tes posts parce que je m’y suis retrouvé, quand j’étais moi-même Erasmus à Vienne. Et aussi parce que ça me retransporte à chaque fois dans l’atmosphère du film de [Cédric] Klapisch: « L’auberge espagnole» . » Christophe

Le courriel du mois de septembre :
Clara : Andrea, ce que tu décris est bien le fossé culturel entre l’université germanique»  et l’université à la française. C’est une question de culture, mais aussi de mentalité. Pour tout te dire, moi française de bonne famille j’ai été élevée à l’école de a République dans l’idée qu’interrompre un cours pour poser une question était ‘une impolitesse extrême vis à vis du prof. (bon les choses ont largement changé depuis ma jeunesse… les profs du secondaires ne sont plus comme ça, et souvent les profs de fac ne sont pas formés de la même manière…) j’ai vécu un épisode surréaliste en fac d’allemand (dans les années 90), grâce justement à des allemandes.
Nous avions un cours de « travaux dirigés»  ou TD c’est à dire un cours dans lequel logiquement on peut participer, contrairement un cours magistral – les seuls qui aient osé lever le doigt pendant un cours magistral étaient allemands, bien sur, et aucun prof ne leur a jamais donné la parole, se contentant de dire « ici c’est un cours magistral vous poserez vos questions en TD» . Bref, dans ce TD donc, le prof arrivait, balançait ses transparents qu’il lisait à toute allure, et personne n’avait le temps de rien noter. Les étudiants ont commencé à parler entre eux et les Allemandes (il y a surtout les filles en allemand) ont voulu aller demander au prof de changer de méthode.
J’étais évidemment morte de trouille et je m’attendais au pire. J’en ai même parlé à ma mère (très choquée de cette outrecuidance…). Heureusement pour nous le prof était franco-allemand (donc pas complètement bouché ;-) ) ) il a écouté la demande des deux étudiantes qui s’étaient dévouées pour lui parler et nous a proposé à tous un aménagement: dorénavant il voulait bien nous fournir ses transparents une semaine à l’avance pour qu’on aie le temps de les lire, et pas besoin d’écrire ce qu’il y avait dessus Ce fut une révolution plus importante que Mai 68 au Grand Palais (fac d’allemand de Paris IV). Mais je n’ai jamais su s’il avait conservé cette nouvelle méthode des années suivantes…

Andrea : Bonjour Clara,
C’est vraiment très intéressant ce que vous décrivez. Je ne connaissais pas en détail le système français. Aviez-vous fait des études en Allemagne ou uniquement en France ? Et avez-vous toujours des liens avec la langue allemande ? Bonne journée, Andrea

Clara : Bonjour Andrea,
Moi non plus je ne connais pas très bien l’autre système. Je n’ai jamais étudié en Allemagne (sauf un mois de cours d’été à Saarbrücken, c’était particulier (groupe d’étrangers) mais ça donnait déjà un petit aperçu des modes d’enseignement… très « participatifs» ).
J’ai suivi un cursus qui ne m’a pas permis de profiter des bienfaits d’Erasmus car à mon époque, il fallait partir pendant le DEUG (les deux premières années de fac) or je suis passée par une « classe préparatoire»  en lycée, puis j’ai intégré la fac en licence et donc c’était trop tard pour profiter d’une bourse Erasmus.
En sortant de mes études, je suis devenue prof d’allemand (lycée) pendant 1 an mais j’ai changé ensuite pour faire de la traduction. J’ai donc toujours un contact écrit (je traduis de l’allemand vers le français, mais d’autres langues aussi), par contre je n’ai plus très souvent l’occasion d’entendre et de parler allemand, sauf en privé par des amis.
A bientôt sur le blog, Clara

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La BD

Je suis allée au marché aux livres du parc Georges Brassens. Tous les week-ends les gens peuvent acheter des livres d’occasion dans un très joli endroit. J’aime beaucoup les marchés aux livres. A Berlin, j’allais très souvent à la Museumsinsel pour acheter des livres d’occasion. A Paris j’en achète très peu parce que j’ai encore du mal à lire des romans en français. Je ne lis que des bandes dessinées. J’ai découvert ce genre de littérature en France. En Allemagne, ce sont des enfants et des jeunes qui lisent ce genre de bouquins. En France les BD sont lues aussi par les adultes et il y beaucoup de livres qui ne sont que pour adultes d’ailleurs.
Avant de venir en France je ne connaissais qu’Asterix et Obelix et Tintin et Milou (en Allemagne, on les appelle « Tim und Struppi »).
La bande dessinée est aussi diversifiée que la littérature : il y a des histoires policières (dans ce genre, j’aime beaucoup Jacques Tardi qui a adapté les histoires de Nestor Burma), on trouve aussi de la science-fiction, des histoires amours, et des biographies (dans ce genre, « La guerre d’Alan » et « Le Photographe » d’Emmanuel Guibert sont des albums que j’ai beaucoup aimés). Mais mon auteur favori est Jiro Taniguchi, un auteur japonais qui écrit des histoires très poétiques.

Voici quelques conseils de lecture :
« Quartier Lointain » de Jirô Taniguchi
« La série Nestor Burma » de Jacques Tardi
« La guerre d’Alan » d’Emmanuel Guibert
« Approximativement » de Lewis Trondheim
« Shenzen » de Guy Delisle

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En vacances avec mes parents

Pendant les vacances, je suis allée dans la région de la Charente-Maritime avec mes parents. Comme je suis restée l’été en France ils ont décidé de me rendre visite pour connaître un peu mieux le pays où j’ai choisi de vivre pendant un an. Pour moi aussi c’était l’occasion de voir une autre région de France après la Bretagne et la Normandie. Nous sommes passés par Orléans et j’ai beaucoup aimée la cathédrale Sainte Croix qui est très impressionnante. Les superbes vitraux représentent la vie de Jeanne d’Arc.
Après nous sommes allés à la Rochelle qui est une très jolie ville. Nous avons visité l’aquarium de la ville qui est superbe : l’entrée se fait par un tunnel en verre qui permet de voir nager des méduses au dessus de soi. Comme l’espace est plongé dans l’obscurité on ne voit qu’elles et on a l’impression qu’elles brillent comme des bijoux. C’est vraiment magique.
Avec mes parents nous avons beaucoup visité les villes et les îles autour de la Rochelle : l’île de Ré, l’île d’Oléron, nous avons vu le Fort Boyard que je connaissais pour avoir vu le jeu télévisé en France et en Allemagne. Nous sommes aussi allés à Saintes et à Rochefort où est né Pierre Loti, l’écrivain et le grand voyageur. Nous avons visité sa maison dans laquelle il a rassemblé les centaines d’objets qu’il a ramenés de ses voyages en Orient. Ce qui donne l’impression d’être dans la caverne d’Ali Baba.

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La rentrée

Lundi, c’était la rentrée des classes après trois mois de vacances. Les vacances sont terminées pour tout le monde et les Français retournent au travail. A Paris les magasins rouvrent, il y a moins de touristes et les rues sont à nouveaux remplies de Parisiens.
La rentrée est aussi le moment des bonnes résolutions. Changer de travail, arrêter de fumer, voyager d’avantage, faire plus de sport… Les abonnements pour les clubs de sport ou pour le théâtre sont d’ailleurs moins chers en septembre. Les Français s’inscrivent donc dans des cours de yoga, des cours de langue ou de poterie… En Allemagne cela se passe plutôt au Nouvel An.
Comme d’habitude en France on ne peut échapper à ce mouvement. En France, la rentrée concerne tout le monde: les médias annoncent leurs nouveaux programmes, la vie politique refait la Une de l’actualité, cela donne l’impression que la France se réveille après une longue sieste estivale.
Petit à petit, la vie reprend son rythme ordinaire mais pendant quelques semaines il y a une certaine excitation dans l’air. Moi aussi je me suis laissée porter par cet élan et je me suis inscrite en cours de Français et en cours de taï chi ! 37_la_rentree

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