Découverte de Strasbourg

Après deux ans, j’ai envie de reprendre le blog. Beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Je n’habite plus à Paris mais à Strasbourg, la capitale de l’Alsace.

Je m’y plaît beaucoup. Je suis venue la première fois en juillet 2007 pour faire un remplacement pendant deux mois. Je me suis tout de suite sentie à l’aise et un peu chez moi. Par rapport à Paris le rythme est beaucoup plus calme, malgré tout Strasbourg reste une ville animée. Il y a des théâtres, des salles de spectacles, un opéra et beaucoup de cinémas. Et on peut tout faire à vélo. D’ailleurs, le deuxième jour après mon arrivée, je me suis achetée un vélo d’occasion pour 50 euros afin de pouvoir rouler pendant tout l’été. Je l’ai peut-être pressentie que j’allais m’installer dans cette ville, car je l’ai toujours.

Ce qui m’a séduit aussi, c’est la proximité avec l’Allemagne. J’ai attendu le week-end avec impatience pour aller faire un tour à Kehl, la ville frontalière à Strasbourg. Le jour venu je me suis équipée d’un grand sac à dos, car j’ai voulu faire mes courses chez Aldi en Allemagne. L’aller était très bien, la route n’était pas très agréable mais cela ne m’a pas dérangé, parce que j’étais vraiment heureuse.

A l’entrée de Kehl j’ai pris en photo le panneau de l’Allemagne car j’ai trouvé très rigolo que je puisse aller en 15 minutes d’un pays à l’autre.

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Une fois arrivé chez Aldi j’étais quand même très surprise : sur le parking et dans le magasin il y avait presque que des Français. Même les caissières ont déjà appris deux trois mots pour mieux se faire comprendre. Heureusement les produits sont restés allemands. J’ai fait le plein et le sac à dos était bien lourd. A cause de la climatisation à l’intérieur du magasin j’avais complètement oublié la chaleur à l’extérieur. Ce jour-là il faisait au moins 30° C car on était en plein canicule.
Je me suis trouvée alors sur mon vélo avec cet énorme sac en pédalant à la vitesse d’un escargot. Je me suis alors dit que j’allais faire le retour en train. Malheureusement le train était parti dix minutes avant et le prochain était dans deux heures. Impossible d’attendre deux heures avec des produits frais.
Je suis donc rentrée à vélo. Une fois arrivée chez moi, j’étais rouge comme une tomate, mais très heureuse quand même et j’ai pu manger allemand pendant trois semaines.

En deux ans, je ne l’ai finalement fait que trois fois. La dernière fois c’était il y a quatre mois. Mais honnêtement, je n’ai pas retrouvé la même sensation que la première fois. J’ai même jeté deux trois produits car je ne les ai pas aimés. Je deviens peut-être de plus en plus Française…