Courriel de juillet à septembre

Bonjour,

J’ai reçu beaucoup de commentaires pendant l’été et je vous remercie pour tous vos encouragements !
En ce qui concerne le courriel du mois de septembre : cette fois-ci je vous fais découvrir mon échange très sympathique et enrichissant avec Clara, une française qui vit aujourd’hui en Belgique.
Vos commentaires :
 
« Je suis une habituée du blog que je trouve vraiment très sympa, bien écrit, instructif et plein d’humour. » Christine
 
« Je viens de lire ton blog intégralement, il est très bon, j’adore lire ce que les gens pensent des Français. » Thibaut
 
« Merci Andrea de nous avoir fait partager ta vie en France. C’est passionnant. Ca m’a un peu rappelé deux mois en Allemagne et un an en Angleterre, quand j’avais 20 ans, il y a 40 ans déjà ! Mais nous n’avions pas de blogs. J’espère que tu continueras ! » Elisabeth
 
« J’ai bien aimé certains de tes posts parce que je m’y suis retrouvé, quand j’étais moi-même Erasmus à Vienne. Et aussi parce que ça me retransporte à chaque fois dans l’atmosphère du film de [Cédric] Klapisch: « L’auberge espagnole» . » Christophe

Le courriel du mois de septembre :
Clara : Andrea, ce que tu décris est bien le fossé culturel entre l’université germanique»  et l’université à la française. C’est une question de culture, mais aussi de mentalité. Pour tout te dire, moi française de bonne famille j’ai été élevée à l’école de a République dans l’idée qu’interrompre un cours pour poser une question était ‘une impolitesse extrême vis à vis du prof. (bon les choses ont largement changé depuis ma jeunesse… les profs du secondaires ne sont plus comme ça, et souvent les profs de fac ne sont pas formés de la même manière…) j’ai vécu un épisode surréaliste en fac d’allemand (dans les années 90), grâce justement à des allemandes.
Nous avions un cours de « travaux dirigés»  ou TD c’est à dire un cours dans lequel logiquement on peut participer, contrairement un cours magistral – les seuls qui aient osé lever le doigt pendant un cours magistral étaient allemands, bien sur, et aucun prof ne leur a jamais donné la parole, se contentant de dire « ici c’est un cours magistral vous poserez vos questions en TD» . Bref, dans ce TD donc, le prof arrivait, balançait ses transparents qu’il lisait à toute allure, et personne n’avait le temps de rien noter. Les étudiants ont commencé à parler entre eux et les Allemandes (il y a surtout les filles en allemand) ont voulu aller demander au prof de changer de méthode.
J’étais évidemment morte de trouille et je m’attendais au pire. J’en ai même parlé à ma mère (très choquée de cette outrecuidance…). Heureusement pour nous le prof était franco-allemand (donc pas complètement bouché ;-) ) ) il a écouté la demande des deux étudiantes qui s’étaient dévouées pour lui parler et nous a proposé à tous un aménagement: dorénavant il voulait bien nous fournir ses transparents une semaine à l’avance pour qu’on aie le temps de les lire, et pas besoin d’écrire ce qu’il y avait dessus Ce fut une révolution plus importante que Mai 68 au Grand Palais (fac d’allemand de Paris IV). Mais je n’ai jamais su s’il avait conservé cette nouvelle méthode des années suivantes…

Andrea : Bonjour Clara,
C’est vraiment très intéressant ce que vous décrivez. Je ne connaissais pas en détail le système français. Aviez-vous fait des études en Allemagne ou uniquement en France ? Et avez-vous toujours des liens avec la langue allemande ? Bonne journée, Andrea

Clara : Bonjour Andrea,
Moi non plus je ne connais pas très bien l’autre système. Je n’ai jamais étudié en Allemagne (sauf un mois de cours d’été à Saarbrücken, c’était particulier (groupe d’étrangers) mais ça donnait déjà un petit aperçu des modes d’enseignement… très « participatifs» ).
J’ai suivi un cursus qui ne m’a pas permis de profiter des bienfaits d’Erasmus car à mon époque, il fallait partir pendant le DEUG (les deux premières années de fac) or je suis passée par une « classe préparatoire»  en lycée, puis j’ai intégré la fac en licence et donc c’était trop tard pour profiter d’une bourse Erasmus.
En sortant de mes études, je suis devenue prof d’allemand (lycée) pendant 1 an mais j’ai changé ensuite pour faire de la traduction. J’ai donc toujours un contact écrit (je traduis de l’allemand vers le français, mais d’autres langues aussi), par contre je n’ai plus très souvent l’occasion d’entendre et de parler allemand, sauf en privé par des amis.
A bientôt sur le blog, Clara

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2 Commentaires pour "Courriel de juillet à septembre"

  1. Fidèle
    03/10/2007 at 18 h 07 min Permalink

    Cela vaudrait la peine d’envoyer tes échangs de courriels avec Clara au Goethe-Insttitut, au DDAD et à l’unversité franco-allemande…

  2. violainepascal
    02/02/2009 at 16 h 20 min Permalink

    Bonjour andrea, Je suis actuellement étudiante en biologie et je souhaite partir en allemagne pour mon année de licence l’an prochain. Je ne peux malheuresement pas partir avec erasmus, et je recherche désepérément quelqu’un qui pourrai m’expliquer le système universitaire allemand et en particulier à Berlin. Si tu as un tout petit moment à me consacrer, et si cela ne t’embête pas biensur… Merci beaucoup violaine

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